Bonnes nouvelles !

C’est l’heure des élections, la tradition veut que nous nous concentrions sur ce qui va mal. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, j’aimerais rompre cette tradition et rappeler que tout n’est pas si noir, j’aimerais nous rappeler qu’il y a de bonnes choses dans ce monde, des progrès que l’on voit tout de même.

Ainsi, je vais vous partager deux choses que je peux voir dans le monde, deux tendances qui me réjouissent. J’aimerais aussi lier ces deux tendances à un point de théologie que nous oublions peut-être trop souvent : Dieu est bon avec nous.

Sujet de réjouissance n°1 : de plus en plus, même dans les pays les plus pauvres, on a accès à l’éducation

Il pourrait être facile de se focaliser sur l’éducation nationale qui fait vivre de vieux modèles dépassés et qui ne prend pas en compte l’apport que la technologie actuelle peut apporter autour de nous. Elle coûte de plus en plus et enseigne de moins en moins, de moins en moins bien.

Je vous invite plutôt donc à vous réjouir de toutes les manières dont la technologie est utilisée pour promouvoir l’éducation et comment le secteur privé comble les lacunes du secteur public.

Par la grâce de Dieu, parce qu’une multitude de personnes mettent à disposition leur savoir gratuitement ou pour une somme modique au travers de l’internet, j’ai pu transcender le métro/boulot/dodo parisien. Mes temps de transport en commun ont été des moments bénis où j’ai pu travailler à mieux connaître ma Bible et mon Dieu mais aussi développer des compétences dans d’autres domaines d’intérêt. Je pouvais télécharger et avoir dans ma poche des heures d’enseignements ou des milliers de pages qui étaient mis à disposition sur internet.

Mais cela était avec les prémices de l’internet alors qu’il y avait moins d’interactions possibles. A l’époque, il était facile de recevoir les informations de personnes compétentes, mais il était plus difficile d’interagir avec ceux qui enseignaient ou de profiter des réflexions de ceux qui apprenaient la même chose que moi.

Maintenant, nous ne sommes plus limités à recevoir des informations de quelqu’un qui nous enseigne, nous sommes en plus connectés avec ceux qui apprennent avec nous. Ceux qui bénéficient de cette amélioration maintenant progresseront encore plus que ce que j’ai pu le faire.

Quelque chose est encore plus réjouissant : l’éducation maintenant atteint de plus en plus les plus pauvres dans le monde. Dans des pays pauvres où l’éducation nationale existe mais est déficiente, un phénomène réjouissant prend naissance : il existe des milliers d’écoles privées à bas coût qui naissent et enseignent les plus pauvres de manière plus efficace que ne le fait l’école publique de leur pays.

C’est un phénomène mondial qui touche les pays les plus pauvres partout dans le monde. Des entrepreneurs créent des écoles accessibles aux plus pauvres et des milliers d’écoles de ce type se développent aussi bien en Inde qu’en Afrique ou en Amérique du Sud.

Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, je les invite à commencer à se renseigner par cette courte présentation (environ 15 minutes, mais malheureusement pour certains, en anglais) : « Comment les écoles privées servent les plus pauvres ».

Ce phénomène est possible à cause d’une seconde tendance tout aussi réjouissante.

Sujet de réjouissance n°2 : l’extrême pauvreté régresse

Le fait que des écoles privées performantes à bas coût se développent dans les pays pauvres pourrait nous étonner. Beaucoup de nous associons la pauvreté mondiale à des images des années 80 voire 90. A cette époque, c’était la famine qui était le quotidien de ce que nous appelions alors le tiers-monde.

D’ailleurs quand nous entendons parler de ces écoles privées, nous pourrions être tellement endoctrinés par la situation d’il y a 20 ou 30 ans et la mentalité de notre culture que nous pourrions peut-être nous dire : Quoi ? Ils font payer l’éducation aux pauvres alors qu’ils n’ont pas de quoi manger ? Ces fichus capitalistes ne changeront donc jamais !

Nous montrons alors notre ignorance de la situation, ces écoles naissent parce que les parents les veulent pour leurs enfants. Maintenant la situation dans ces pays a changé. Certes, ils ne vivent toujours pas notre grand luxe mais, si nous exceptons ceux qui vivent en zone de guerre, la plupart des habitants mangent à leur faim. Ils s’inquiètent donc de l’éducation de leurs enfants et ne sont pas satisfaits par ce que leur offre l’état. Par exemple, en Inde, il existe des endroits où l’école publique n’enseigne volontairement que le dialecte local. En faisant cela, c’est une garantie que ceux de conditions modestes se retrouvent couper des postes les plus importants qui demandent une connaissance de l’anglais.

Parce que les parents ne sont pas bêtes, parce qu’ils veulent le meilleur pour leurs enfants et qu’ils sont maintenant capables de les nourrir, ils préfèrent payer une école qui enseigne l’anglais que de profiter d’un système gratuit qui ne s’intéresse pas vraiment à leur enfant.

Ces écoles leur coûtent, certes, mais face à elles, ils sont en position de force et peuvent demander des comptes à la direction de l’école.

En effet, il existe par exemple des situations où les instituteurs des « services » publics ne se présentent pas ou viennent en classe non pas pour enseigner mais pour s’occuper de leurs propres affaires en gardant un œil distant sur les enfants. Dans ce cas, que répond la direction aux parents qui se plaignent ? « Vous ne payez pas, vous n’allez pas vous plaindre en plus ! »

Une école privée ne peut se permettre cela, un tel professeur serait averti et ensuite renvoyé si son comportement ne changeait pas, la réputation et donc la santé financière de l’établissement en dépend.

Alors oui, le monde va mal sous certains aspects, mais Dieu le bénit quand même. La pauvreté diminue là où il y au moins une paix relative et la richesse qui est créée dans le monde déjoue tous nos pronostics : alors que la population croît rapidement, contrairement aux prévisions alarmistes des dernières décennies, la population mondiale vit de mieux en mieux. Elle vit tellement mieux maintenant que même les plus pauvres peuvent se payer une éducation décente.

De plus, même s’il est vrai qu’une grande part de l’internet est une poubelle, il s’y trouve de nombreuses richesses et ces richesses permettent aussi de nous enrichir intellectuellement et spirituellement à des coûts réduits.

Dieu continue de nous bénir. En ce temps d’élections où le monde se plaint, rappelons-nous tout ce que Dieu nous donne. Car c’est peut-être notre problème.

Oublions-nous que Dieu manifeste sa bonté dans le monde ?

En effet, nous nous focalisons parfois seulement sur ce qui va mal. N’oublions surtout pas que toutes ces bonnes choses sont le résultat d’un Dieu qui aime donner et qui se révèle en donnant du bonheur aux hommes. Ainsi, lorsqu’il se trouvait devant des hommes qui n’avaient jamais entendu parler du Dieu de la Bible, un messager de Jésus a dit :

Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous ; et, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve. Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie. (Act 14.15-17)

Quelquefois le monde qui nous entoure décrit le chrétien comme quelqu’un de pessimiste, de triste : il ne voit pas le bien qui l’entoure, il annonce la fin du monde, l’aspect chaotique de cette vie pour introduire un faux espoir, celui de la vie après la mort.

Bien sûr, la vie après la mort n’est pas un faux espoir, bien sûr certains aspects de notre monde sont désespérants et il y aura vraiment un jugement, mais je me demande si nous ne méritons pas cette caricature pessimiste parce que nous oublions aussi de parler du bien que Dieu fait.

Alors qu’il est devant une foule inconnue, Paul présuppose que Dieu leur donne de la joie. Quand nous voyons quelqu’un que nous ne connaissons pas et que nous cherchons un moyen de lui parler de Dieu, que faisons-nous ?

Ces derniers temps, je me rends compte que j’oublie cela, que je manque d’imagination et de profondeur dans la manière dont je parle de Dieu. Je me rends compte que j’ai souvent partagé ma foi sans réfléchir et en copiant ce que je voyais le plus autour de moi. Souvent donc, je m’appuie sur tout ce qui va mal et j’en arrive à parler souvent de l’homme mauvais.

C’est utile, c’est une passerelle vers la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus et du sens de cette résurrection. Mais en ce moment, je me dis que je pourrais aussi me servir d’une autre passerelle : la bonté de Dieu qui se voit même à l’œil nu.

Alors, si les élections vous dépriment, j’ai une solution pour vous : contempler toutes les bénédictions que Dieu nous donne : il nous donne les saisons et remplit nos cœurs de joie.