Ne touche pas !

Ne touche pas

Ne touche pas ! ! !

Tu vas te brûler.

Je suis désolé de t’avoir fait peur, mon fils.

Cette flamme est dangereuse.

Regarde ce qui se passe si j’y mets cette feuille de papier.

Cette flamme peut te faire très mal.

Il n’y avait pas beaucoup de temps. Pour t’arrêter il fallait que je te fasse peur.

Dans les lignes qui précèdent, nous avons l’image d’un père aimant.

Quelquefois, la situation ne permet pas d’expliquer. Quelquefois il faut crier.

Il serait fou de se dire que ce père, lorsqu’il crie après son enfant, pense : « Si jamais cet idiot met sa main dans le feu, je le renie. »

Quelle pensée horrible !

Il aurait souffert pour son fils et l’aurait soigné.

Pourtant, lorsque Dieu crie, certains chrétiens pensent que cela signifie que Dieu pourrait nous renier. Que Dieu pense : Si jamais Pierre me renie, je le rejetterai à jamais. Ou : Si David commet cet adultère et ce meurtre, il n’entendra plus jamais parler de moi. Ou encore : A la moindre erreur, tu n’es plus mon fils.

Quelle pensée horrible.

Avant même que Pierre ne le renie, Jésus lui a dit : « Satan t’as réclamé pour te passer au crible, mais j’ai prié pour toi. »

David est resté dans la faveur de Dieu : il est le père du Messie.

Bien sûr, il a été châtié, Dieu châtie ses enfants qu’il aime (Hb 12).

Nous recevons une fessée spirituelle qui se traduit par la souffrance, mais c’est la fessée d’un père qui aime, pas d’un père qui agit de manière sadique.

Ce n’est pas pour tuer, c’est pour sauver.

Ce n’est pas pour renier, c’est pour réunir.

Mes frères, soyons comme notre père.

C’est vrai : il existe parmi les chrétiens des hypocrites. C’est vrai : il faut les dénoncer.

Mais soyons prudents. Il est difficile de discerner un faux chrétien d’un chrétien en période de désobéissance. Cela prend du temps, alors espérons le meilleur.

Chrétien qui pèche, attention à toi, ton père t’avertit, si tu tardes à te repentir, la fessée va t’arriver.

Chrétien qui est en train de recevoir la fessée, renonce au péché et reviens à ton Père si ce n’est pas encore fait. Il t’aime.

Chrétien qui vois ton frère pécher, reprends-le. Mais fais-le avec le cœur d’un frère qui souffre comme son père souffre.

Chrétien qui voit ton frère revenir de son pécher, accueille-le comme le frère qu’il est. Accueille-le comme ton Père l’accueille.